Chevaux empoisonnés à Crainvilliers (2005)

Le mardi 25 octobre 2005, un collègue de travail m'informe que deux chevaux ont été retrouvés mort dans son pré à Crainvilliers.

                                                                                                         

Je me rend chez le propriétaire de Uklim, le propriétaire du pré et la propriétaire de Emile sont là, il me remet les photos des chevaux, ses recherches sur ce qui a pu provoquer la mort des chevaux et une disquette contenant son rapport; je retiens mes larmes, mon cœur est noué, un sentiment de haine m'envahit, je vois sur les photos deux chevaux étendus à terre dont un qui a manifestement souffert avant de mourir.

                                                                                                        

Le 02 novembre je contacte le vétérinaire dans la Meuse qui a pratiqué l'autopsie, il m'indique que les chevaux sont morts brutalement d'un syndrome hémorragique sans signe de maladie ni de coliques.

Le 16 novembre, je me rends accompagné des propriétaires chez notre avocate afin d'avoir des conseils et qu'elle se charge du dossier.

                                                                                                                                                        

Le 24 novembre, je dépose plainte au nom de l'A.S.P.A. et de la Fondation Brigitte BARDOT à la gendarmerie de Bulgnéville contre un auteur inconnu pour acte de cruauté envers un animal domestique, les propriétaires des chevaux font de même.

Le mercredi 14 décembre, la gendarmerie m'informe que plusieurs personnes ont été entendues.

                                                                                                                

Rapport qui m'a été envoyé par le propriétaire de Uklim :

Le samedi 22 octobre, un habitant du village voisin propriétaire de chevaux certifie avoir vu les deux chevaux en bonne santé.

Le dimanche 23 octobre à 14h00 j'arrive pour voir les chevaux comme je le fais quotidiennement et je les vois comme endormis au fond du pré. Mais en m'approchant je me rends compte qu'ils sont raides et morts. N'ayant pas de réseau pour mon téléphone mobile, je pars aussitôt chez mes parents pour téléphoner. Je téléphone à plusieurs vétérinaires, mais c'est dimanche et il n'y en a qu'un de garde, je tombe alors sur sa secrétaire qui n'estime pas important que le vétérinaire se déplace pour des chevaux morts.

J'appelle alors la gendarmerie, me doutant d'un empoisonnement, je suis complètement désemparé. Je signale aussi le décès d'Emile à sa propriétaire.

Je retourne au pré des chevaux pour recevoir la gendarmerie qui arrive alors vers 15h00. La gendarmerie constate alors le décès des chevaux, la raideur des corps et des membres, on constate également que Emile a particulièrement souffert en se débattant furieusement, la terre et l'herbe étant arrachées autour de lui. Les gendarmes ont pris des photos des chevaux et de leur environnement.

La propriétaire de Emile arrive avec son ami vers 17h00, on constate que par rapport à l'entrée du pré, les chevaux sont au fond et leur positionnement laisse à penser qu'ils ont été attirés vers le fond du pré.

Nous nous sommes mis d'accord avec la gendarmerie pour faire faire une autopsie des chevaux et d'agir selon les résultats du rapport qui sera émis.

Le lundi 24 octobre, après avoir contacté l'équarisseur puis les vétérinaires pour effectuer une autopsie sur chaque cheval, je pars en compagnie de ma mère dans le pré des chevaux, elle prend des photos des chevaux et du pré ; c'est alors qu'elle trouve des morceaux de pain au fond du terrain, entre les deux chevaux. Elle prend des photos du pain et de l'emplacement auquel il se trouve. On constate alors que la bouche de mon cheval Uklim suinte de sang alors que de la bouche d'Emile sort de la mousse blanche. Depuis la veille, la fermentation aidant les chevaux ont le ventre gonflé et la raideur s'est accentuée. Le propriétaire du pré arrive et effectue un prélèvement dans l'abreuvoir au cas où il serait nécessaire d'effectuer une analyse de l'eau.

Le mardi 25 octobre, l'équarisseur charge les chevaux, ils sont partis avec leurs fraîches et encens, pour leur souhaiter bonne route vers des pâturages plus cléments tel que le font les russes pour souhaiter bonne route à leurs morts.

En attendant de trouver le coupable de cet acte inqualifiable, qui ne mérite pas le nom d'Homme ni même d'animal mais plutôt celui d'un pauvre fou qui ne mérite pas de vivre. Je souhaite qu'il souffre comme les chevaux ont souffert... Merci pour eux.

Je suis déterminé à aller jusqu'au bout de cette sombre affaire.

                                                                                                           

Email reçu du propriétaire du parc le 29 octobre :

Même si nous n'avons pas assisté à l'agonie, il est très dur de voir la façon dont l'un des deux a marqué le sol, nous sommes restés sans voix, complètement atterrés par ce spectacle d'horreur comme pour nous laisser un message qui ne doit pas nous faire oublier qu'une vie est une vie même animale.

Je ne suis pas le propriétaire des chevaux mais seulement du parc, ils appartenaient à mes amis et la complicité que j'entretenais avec eux me permet d'affirmer qu'ils étaient aussi mes amis.

Je n'aime pas exposer mes sentiments mais je suis partagé entre une immense tristesse et une révolte qui sommeille et prête à exploser s'il s'avérait que ce soit un empoisonnement volontaire.

 

                                                                                        

Nous ne pouvons concevoir que personne ne sache ce qui s'est passé, alors s'il vous plaît aidez nous à retrouver l'auteur de ces crimes pour qu'au moins les propriétaires puissent apaiser leurs douleurs.

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