Moutons sans soins à Jainvillotte (2006)

Suite à une plainte anonyme concernant des moutons non tondus depuis des années, laissés sans soins, sans eau et dont certains sont morts dans un pré, je me suis rendu le 26 septembre 2006 à Jainvillotte pour constater l'état de ces animaux.

Dans un grand pré dont une petite parcelle est boisée se trouvaient 19 moutons non tondus et sans eau.
Le propriétaire absent, j'ai laissé un message en lui demandant de me rappeler et de faire le nécessaire sous quinzaine ; il ne ma jamais rappelé.

Deux semaines plus tard, les moutons avaient de l'eau et n'avaient été que partiellement tondus à cause de l'hiver qui approchait.

Le 26 août 2007, suite à une nouvelle plainte, je me rends de nouveau sur place et constate que les moutons n'ont encore rien à boire, qu'ils ne sont pas tondus et qu'il y en a un de mort dans le bas du pré.

Chez le père de ce monsieur, un bélier est enfermé dans un réduit à cochon, il a énormément de laine car lui aussi n'a pas été tondu depuis plusieurs années, il n'a pas d'eau, je suis obligé de lui remplir un sceau d'eau car la personne est malade et n'a pas la force de lui donner. Il m'indique que pour le mouton mort, l'équarisseur a été prévenu mais qu'il ne s'est pas déplacé ; il précise également qu'il tond lui-même les moutons.

Je lui demande de les tondre et de leur mettre de l'eau à disposition dans le pré ; il m'affirme que tout sera fait rapidement. Je lui donne un délai de deux mois pour faire le nécessaire.

Le 25 octobre 2007, ce sont 19 moutons dont 5 non tondus qui pâturent dans le pré, un est mort, en haut à droite du pré, sous un arbre dans un état avancé de décomposition et à moitié mangé, il ,n'y a toujours pas d'eau ; le pré est parsemé de grands chardons.

Le 26 octobre 2007, ne pouvant plus accepter de telles négligences, je téléphone à la gendarmerie de Neufchâteau qui me rejoint sur place et constate les faits mais le propriétaire est absent.

Le 27 octobre 2007 je dépose plainte auprès du procureur de la république pour mauvais traitements envers des animaux domestiques.

En attendant une réponse du tribunal, une surveillance régulière s'est imposée car nous savons pertinemment que dans quelques temps l'état des moutons va de nouveau se dégrader.

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