Berger Allemand enlisé dans un ruisseau pendant 19 heures
Le 10 octobre 2001, suite à un appel téléphonique, je me rends entre Aulnoy et Landaville pour y découvrir un Berger Allemand au trois quart enseveli dans un ruisseau prisonnier dans des branchages.
J'entendais le chien pousser de légers grognements auprès des personnes qui étaient présentent près de lui ; quand il m'a vu, j'ai senti dans son regard un soulagement, il s'est mis à gémir puis s'est tu, je lui ai parlé doucement et me suis mis accroupi, il se détendait encore.
J'ai vite compris qu'il était urgent d'agir car d'après ce que m'ont dit les habitants proches, il était là depuis environ 19 heures sans pouvoir bouger.

Je suis descendu dans le ruisseau et j'ai pu lui poser une muselière sans difficulté, il s'abandonnait à moi, j'étais fasciné, troublé par ce regard de détresse et cette confiance qu'il me vouait.
Après lui avoir passé un collier et une laisse, je l'ai hissé sur la terre ferme, j'ai du m'y reprendre à plusieurs reprises car le ruisseau était pentu.
Sa fourrure était maculée de vase, il était en hypothermie, et ne pouvait se lever car pendant que je le dégageais, il m'avait donné le peu de force qui lui restait pour m'aider.
Je suis parti aussitôt chez les vétérinaires de Vittel où il reçu les premiers soins. De retour chez moi, avec l'aide de ma maman, nous lui avons fait prendre un long bain chaud pour faire remonter la température de son corps puis nous l'avons séché et couché dans un grand lit de paille.

Après de bons repas copieux et du repos, il put se relever le lendemain après-midi, ses maîtres retrouvés vinrent le chercher quelques jours plus tard.
Whisky restera gravé dans ma mémoire car son regard lorsque je suis arrivé au bord de l'eau m'a émerveillé ; la confiance totale qu'il m'a offert ces jours là alors qu'il ne m'avait jamais vu m'a stupéfait.
Relâché d'une buse blanche
Le samedi 19 janvier 2002, une personne nous apporte une buse blanche accidentée et très affaiblie trouvée à Norroy sur Vair, j'essaie tant bien que mal de lui donner à manger mais elle est trop faible pour se nourrir elle-même, je la conduis donc le lundi au centre L.P.O. de Velaine en Haye près de Nancy afin qu'ils essaient de la sauver.
Quelques semaines plus tard, la L.P.O. m'informe qu'elle se remet doucement et qu'elle pourra être relâchée le moment venu.
Le 22 mars 2002, c'est avec joie que je retourne à la L.P.O. pour reprendre le rapace et quelques heures plus tard dans un grand moment de bonheur je prends cette magnifique buse blanche (très rare) délicatement dans mes mains et je lui ouvre la porte de la liberté.

Elle s'est envolée et comme à chaque relâché de rapace (buses ou milans) elle s'est mise a voler en cercle au dessus de moi en poussant des cris stridents puis elle est allée se poser sur la branche d'un arbre quelques dizaines de mètres plus loin.
Je suis retourné la voir plusieurs fois les jours suivants et son retour à la liberté s'est effectué merveilleusement.
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