Chiens, ânes et poneys à Xertigny

Le 17 septembre 2007, je reçois un courrier d'une personne de Xertigny nous demandant d'intervenir pour des cas de mauvais traitements sur des chiens, des ânes et des poneys. Dans ce courrier, il est joint une demande d'enquête auprès d'une fondation de protection animale (restée sans suite), une lettre adressée au Préfet qui r'envoi vers la gendarmerie, une attestation datant du 08 mars 2003 d'une personne constatant le cadavre d'un animal ainsi que deux photos d'un ânon mort.

                                                                    

Le 19 septembre, une dame m'informe par téléphone qu'il y a 4 chiens en mauvais état de santé, dont un berger allemand qui se paralyse du train arrière ; en hiver 2006, des ânes sont morts et ont été jetés sur le tas de fumier puis recouvert par une tôle, il y a trois ou quatre ânes dans la ferme enfermés constamment dans le noir, les autres ainsi que les poneys sont dehors. Le propriétaire des animaux récupère du pain chez une boulangère et quand il revient, les chiens se jettent dessus.

                                                                                                                

Madame le Maire ne peut rien faire, une association de protection animale s'est déplacée mais pas à la bonne adresse.

Le samedi 27 octobre, je me suis rendu avec une collègue, accompagné d'un témoin et de trois gendarme de la brigade de Xertigny dans la ferme louée par le propriétaire des animaux.

A deux mètres de la porte d'entrée se trouve un tas d'excréments de chiens ; par les fenêtres, nous apercevons trois chiens croisés berger très maigres et un vieux Berger Allemand qui semble avoir des difficultés à se déplacer. Nous n'avons pu rentrer car le locataire était introuvable.

                                                                    

Les gendarmes m'informent qu'ils avaient demandé l'aide de la même association de protection animale un dimanche mais les dirigeants ont refusé car ils ne se déplacent pas les dimanches.

Le lundi 29 octobre à 14 heures, à la demande de la gendarmerie, nous nous sommes de nouveau rendus à la ferme accompagné du témoin et de deux gendarmes dont le Maréchal des Logis Chef ; le locataire avait été également convoqué.
Lorsqu'il a ouvert la porte de la cuisine, les trois chiens très maigres (la mère née en 1995 et ses deux chiots) se sont sauvés en courant très vite et ont fait leur besoins aussitôt, l'autre (le père né en 1997) est sorti également en titubant du train arrière, une odeur répugnante se dégageait de cette cuisine transformée en chenil.

                                                                                                                                                                                                                                                                           

Les chiens ne sont jamais sortis vu la quantité d'excréments, dans l'autre pièce qui ressemble à une déchetterie, il y a également des excréments et une quantité importante d'immondice. Le locataire dort dans la chambre qui se trouve a coté de la cuisine.

Les chiens n'ont pas de carnets de santé, ne sont pas vaccinés et ne sont pas identifiés (tatouage ou puce électronique).

Dans une écurie, il y a trois ânes sans eau n'y nourriture dans un box non conforme à leur morphologie (4,50 mètres sur 3 mètres pour ces trois animaux), ils sont dans l'obscurité totale, leurs pieds ne sont pas parés. Ils ont de l'eau, de la paille moisie en guise de nourriture.
Il y a aussi 3 poneys dans une autre écurie qui n'a pas été nettoyée depuis longtemps car elle est remplie de crottins, ils sont dans l'obscurité, ils n'ont rien à manger et leurs sabots ne sont pas parés (un a de très longs pieds).

                                                                                                                             

Dans un pré en contre bas se trouve trois poneys, ils ont de l'eau, très peu d'herbe et de la paille moisie dans la mangeoire.

Nous avons demandé au propriétaire des animaux pourquoi il avait des poney et des ânes, il a répondu que c'était pour son plaisir.

Nous lui avons demandé pourquoi les sabots de ses équidés n'étaient pas bien entretenus, il nous a affirmé qu'ils les faisaient et nous a soutenu que le poney qui a les longs pieds ne se laisse pas faire et ne veut pas donner ses pieds.

A ce moment là, devant les gendarmes, je lui ai demandé l'autorisation d'essayer et en quelques minutes le poney s'est laissé attraper et m'a donné ses pieds. Il ne savait plus quoi dire.

Le mercredi 31 octobre, nous nous rendons à la gendarmerie de Xertigny et déposons plainte auprès du Maréchal des Logis Chef pour mauvais traitements sur animaux de compagnie.

Le 08 janvier 2008, une dame me téléphone pour connaître les suites de l'enquête, je ne peux lui répondre que nous attendons la réponse du Procureur. Elle me retéléphone le 24 janvier en m'indiquant que rien n'a changé et que les ânes n'ont plus de lumière car la lucarne a été bouchée, je lui ai demandé d'aller contrôler le nombre exact d'animaux qu'il reste car d'après le Substitut du Procureur, les ânes et poneys auraient tous été vendus.

Le 10 janvier 2008, le magistrat a classé l'affaire sans suite (régularisation d'office).

A ce jour, il n'a plus que deux poneys qui peuvent aller dehors, les autres équidés ont été vendus ; il reste deux chiens régulièrement sortis et la maison a été nettoyée.

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